Pour rappel, le rachat de crédit est une technique bancaire alternative qui permet au particulier de regrouper tous ses crédits et mensualités en cours pour une seule dont le montant et le taux sont drastiquement réduites, par le biais d’un organisme spécialisé dans le rachat de crédit. Il est vrai que le rachat de crédit peut se présenter comme une solution avantageuse pour le consommateur en plein surendettement mais il serait également judicieux de voir les inconvénients et les revers de cette pratique.

En effet, l’on se doute bien que le rachat de crédit n’est pas une technique bancaire gratuite… Tout comme le crédit, le rachat de crédit doit faire l’objet d’une demande longuement réfléchie car il engage également sur du long terme et donc une responsabilité certaine de la part du contractant. De plus, la réalité est ce qu’elle est : emprunter pour rembourser. Ce système peut rapidement dégénérer vers un cercle vicieux infernal.
Ce premier constat marque le premier inconvénient du rachat de crédit : un engagement obligatoire sur une plus longue durée par rapport à la durée de remboursement initiale des crédits empruntés à la base. D’une certaine manière, il s’agit ici d’échanger des dettes à court terme contre des dettes plus lourdes à long terme : conséquence directe de la baisse drastique des mensualités.
Sur cette même lancée, l’allongement de la durée de remboursement qui a pour but de réduire les mensualités augmente drastiquement le coût global des crédits en cours. Pour être plus concret, prenons un exemple : un particulier contracte auprès de sa banque un crédit immobilier d’un montant de 60.000 euros avec un TEG de 4.50% pour une durée de 10 ans soit des mensualités de 620 euros. Après 5 ans, les mensualités deviennent plus lourdes et le particulier décide de faire racheter son crédit auprès d’un organisme spécialisé pour faire baisser les mensualités.
Nouvelle donne donc : les 33.780 euros restants font l’objet d’un nouveau crédit avec un TEG de 6.50% sur une durée de 20 ans soit 250 euros de mensualités. Certes, les nouvelles mensualités sont plus allégées mais au-delà de cette baisse drastique de 60 % des mensualités se cache un nouveau coût global des crédits s’élevant à plus de 100.000 €, soit l’équivalent d’une hausse de 67 % du coût global des crédits par rapport au coût initial.
Ajouté à cela, il faut également savoir que non seulement un rachat de crédit implique des frais supplémentaires pour l’emprunteur mais aussi que le rachat de crédit fait l’objet de taux associés nettement plus élevés que les taux classiques.